Il y à quelques temps, j'ai écrit cet article pour un forum reiki.
Il s'agit d'alerter sur la nécessite de ne pas confondre la forme et le fond en matière de spiritualité ou de philosophie.
Dans le domaine de la pseudo médecine, ce sujet est très présent et beaucoup utilise plus ou moins avec bonheurs les références Bouddhistes.
Je vous livre donc ce petit texte.
Le bouddhisme, l’enseignement de bouddha est clairement une philosophie.
Cependant, dans la pratique quotidienne chez tous les peuples qui en premier si sont converti, en fonction de leur religion, de leur culture, de leur superstition, cet enseignement philosophique est devenu religion.
Aussi, nous voyons arriver à nous autant de bouddhisme qu’il y à de pays, principalement asiatique, avec la marque de leur propre appropriation de cette philosophie.
Un cas exemple, issu du bouddhisme Tibétain.
Le bouddha est une personne qui à atteint l’éveil (je n’entre pas dans les définitions de chaque termes), il propose un chemin et des pratiques concrètes pour atteindre ce bonheur, ici sur terre, une analyse des obstacles à ce bonheur et des qualités à cultiver pour s’améliorer et changer sa vision du monde et de notre comportement dans ce monde.
Les Tibétains pour illustrer chacune des qualités de l’état bouddha, permettre la réflexion, la méditation propose pour chaque qualité, un modèle qui est une partie de la bouddhéité. (L’état de bouddha à atteindre).
Ainsi il y à une image du bouddha de la compassion, de la sagesse etc.… et ceci pour toute les qualités importantes du bouddhisme.
Cette image, n’est qu’un support !
Cependant, chez les Tibétains eux-mêmes et chez les occidentaux par la même occasion, cette image proposée, ce support d’une partie de l’état de bouddha devient un être à part entière.
Alors nous voyons, des gens prier ce bouddha, comme un catholique priera devant le saint patron de son église. A la différence que ce saint lui a eu une existence.
Il en va de même pour les légendes, supports de réflexions dans l’enseignement, et dont les personnages deviennent réalités et sujet d’adorations.
Beaucoup s’étonnent d’ailleurs, de la clarté et de la simplicité des enseignements ou livres du Dalaî Lama, de la modernité du discours, de son adaptation au monde moderne.
Puis à l’occasion d’un séjour dans un temple, aux contacts de pratiquants ils ont l’impression de vivre une grande contradiction. Avec tout un tas de rites, de personnages plus ou moins courroucés, qui n’ont rien à voir avec l’enseignement originel proprement dit, mais qui sont finalement représentatif de la culture et des croyances Tibétaine dans le bouddhisme.
Les Tibétains enseignent leur Bouddhisme, comme il le vive chez eux !
Cela fait fuir beaucoup de gens, il faut donc bien comprendre le contexte culturel de la pratique proposé. Pour certain, cela leurs conviens très bien, d’autres feront le tri.
Ce qui vaut pour le Tibet, vaut pour le Japon et tout les autres pays Bouddhiste.
Il y à une philosophie à la base et des cultures qui ont engendrés des pratiques multiples en y intégrant la nécessité de croire.
On n’abandonne pas si facilement les croyances anciennes au profit d’une idée nouvelle.
D’ailleurs le bouddhisme ne demande à personne d’abandonner sa religion.
Les catholiques l’on bien compris quand il s’agissait d’évangéliser la Gaule. Ils ont bien vue au fil du temps qu’il fallait être un peu souple sur les principes et faire quelques accrocs aux dogmes pour attirer les fidèles.
Ce heurtant aux croyances païennes vénérant des esprits de la nature, on finalement concédé quelques entorses à ses pratiques et nous avons ainsi vue fleurir des Notre Dame des Champs, des Prés etc. (Ils n’ont pas été aussi coulants hélas en d’autres périodes) et des chapelles ce construire sur les lieux même d’anciennes adorations.
Finalement, il me semble que l’important dans notre rapport au bouddhisme, qui est tout de même premier dans le reiki et de s’attacher au fond et non à la forme.
D’utiliser les pratiques judicieuses pour aller mieux, de s’interroger sur l’impermanence, la compassion, la vacuité autant de thèmes à méditer pour changer notre appréhension des choses.
Et de ne pas juger cette philosophie pour sa façon d’être vécu au Laos ou en Thaïlande, puis enseigné telle qu’elle ici, mais par la qualité de ce qu’elle nous apporte ici dans notre contexte.
Amicalement
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